virgile loiseau

Artiste et auteur de documentaires sonores, de poésie sonore et de field-recording, Virgile commence par une licence en photographie à Bruxelles à l’Ecole supérieure des Arts « LE 75 », puis étudie la philosophie à l’ULB (Université Libre de Bruxelles).

Ensuite, sa pratique de l’enregistrement sonore commence en 2017 avec l’usage du dictaphone de son téléphone avec lequel il enregistre le bruit de son environnement quotidien pour en faire de petites compositions.

Il commence alors à travailler en collaboration avec des photographes, des peintres, des vidéastes, dans le but de récolter poétiquement les témoignages d’inconnus. Après un travail réalisé avec les royalistes Vendéens, il participe à une résidence artistique à Woluwé-Saint-Lambert, (BE), avec les photographes Lucas Castel et Romain Cavallin. Il s’entretient avec des habitants de la commune et interroge leur perception de l’espace et des bruits du quotidien. Cette résidence donne lieu à une installation sonore et photographique dans un lieu symbolique et de résistance dans la commune : un lieu d’occupation (aussi parfois appelé squat). Au même moment, il poursuit son immersion dans un petit club de pétanque, le boulodrome Charles Picqué. Il y documente avec le photographe Matthieu Cauchy le quotidien de ses habitué.e.s. Le projet aboutit à la carte postale sonore « Silence ».

Pendant ce temps, Virgile a consolidé son apprentissage autodidacte au sein de l’ACSR, une structure qui forme et produit des œuvres et des auteurices reconnues dans le monde de la création sonore. Il y fait la rencontre de Fabienne Laumonier (France Culture), Christophe Rault (Arte Radio), Irvic D’Olivier.

Sa pratique est assez obsessionnelle et il enregistre beaucoup de son. Très souvent en extérieur, et toujours là où il y a des humains. Dans une espèce de poétique de la relation, ses enregistrements commencent souvent là où il croit se placer pour enregistrer les oiseaux pour finalement enregistrer des drôles d’oiseaux humains. Le micro et la bonnette suscitant toujours beaucoup d’intérêts auprès des gens, et après avoir expliqué qu’il n’y a pas de caméra, mais juste lui et son micro, un lien se tisse dans un échange circonspect et attendri. Ensuite, il y a le deuxième temps. Il écoute, il annote, puis monte. Ou plutôt, il démonte, déstructure, casse et éclate la matière sonore. Mais plus il retire de la matière, plus elle monte. Et comme un pain, quelque chose fermente, gonfle petit à petit. Et parfois cela donne naissance à quelque chose qu’il arrivera à faire écouter à d’autres personnes, afin de faire partager son écoute à d’autres écoutes.

Artist and author of sound documentaries, sound poetry and field-recording, Virgile began with a degree in photography in Brussels at the Ecole supérieure des Arts “LE 75”, then studied philosophy at the ULB (Université Libre de Bruxelles).

Then, his practice of sound recording began in 2017 with the use of the dictaphone on his phone with which he recorded the noise of his daily environment and made small compositions.

He then began to work in collaboration with photographers, painters and videographers, with the aim of poetically collecting the testimonies of strangers. After work carried out with the Vendée royalists, he participated in an artistic residency in Woluwé-Saint-Lambert, (BE), with the photographers Lucas Castel and Romain Cavallin. He interviews residents of the town and questions their perception of space and everyday noises. This residence gives rise to a sound and photographic installation in a symbolic place of resistance in the commune: a place of occupation (also sometimes called squat). At the same time, he continued his immersion in a small pétanque club, the Charles Picqué bowling alley. There, with photographer Matthieu Cauchy, he documents the daily lives of his regulars. The project culminated in the sound postcard “Silence”.

During this time, Virgile consolidated his self-taught learning within ACSR, a structure that trains and produces works and authors recognized in the world of sound creation. There he met Fabienne Laumonier (France Culture), Christophe Rault (Arte Radio), Irvic D’Olivier.

His practice is quite obsessive and he records a lot of sound. Very often outdoors, and always where there are humans. In a kind of poetics of the relationship, his recordings often begin where he believes he is positioned to record the birds and finally record strange human birds. The microphone and the windshield always arouse a lot of interest among people, and after explaining that there is no camera, but just him and his microphone, a link is forged in a cautious and tender exchange. Then there is the second phase. He listens, he annotates, then goes up. Or rather, it dismantles, destructures, breaks and explodes the sound material. But the more material he removes, the more it rises. And like bread, something ferments, swelling little by little. And sometimes this gives birth to something that he will be able to make other people listen to, in order to share his listening with other people.

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